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La loi prévoit toutefois certaines exonérations
La discrimination peut parfois être parfaitement constituée sans être pour autant punissable. Il en va ainsi du sexe ou de l'état de santé et des risques de décès ou d'invalidité (inaptitudes médicales à l'emploi ou restrictions prévues par la loi, le code du travail ou les statuts particuliers).
En dehors de ces causes d'exonération légales, l'auteur d'une discrimination peut aussi démontrer une intention non discriminatoire reposant sur des circonstances ou des risques objectifs.
Il importe aussi que l'auteur de la discrimination ne soit pas dans une situation d'altération partielle ou totale de ses facultés de jugement.
Les discriminations sanctionnées par le code civil
Si l'acte discriminatoire n'est pas condamnable aux termes du code pénal, il peut être examiné sur le plan civil. Il suffit en effet que trois éléments soient réunis, un acte ou un comportement fautif, le dommage et un lien de causalité.
Dans cette situation l'existence de l'élément intentionnel, d'une véritable intention de nuire n'est plus nécessaire pour constituer une faute civile, Il suffit que le fait discriminatoire ait bien eu lieu pour engager la responsabilité civile de son auteur.
L'existence d'un préjudice réel est par contre indispensable
Ce préjudice peut être matériel, comme le refus d'embauche ou de contracter, mais le plus souvent il s'agit d'un préjudice moral. Ce point soulève souvent bien des difficultés sachant que le préjudice doit être certain ou au moins (à défaut de certitude) suffisamment vraisemblable pour être pris en considération.
L'existence impérative d'un lien de causalité
La réparation du préjudice n'est pas uniquement conditionnée par un dommage et un fait discriminatoire, l'existence d'un lien de causalité est indispensable, lien qui doit être direct et suffisant.
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